Sommaire de l'article
- Jour 1 — Arrivée à Trapani et découverte du centre historique
- Le centre historique de Trapani
- La gastronomie trapanaise
- Jour 2 — Les salines de Trapani et Erice
- La Riserva Naturale delle Saline di Trapani e Paceco
- Erice, le village dans les nuages
- Jour 3 — Marsala et l’île de Mozia
- Marsala baroque et le vin
- L’île de Mozia — les Phéniciens en Méditerranée
- Jour 4 — Le temple de Ségeste et San Vito Lo Capo
- Ségeste — le temple qui surgit du maquis
- San Vito Lo Capo — la plage de l’Ouest
- Jour 5 — Les îles Égades
- Favignana — l’île aux criques
- Levanzo — les grottes préhistoriques
- Marettimo — la plus sauvage
- Informations pratiques
- Comment arriver dans l’Ouest de la Sicile ?
- Se déplacer
- Budget
- Quand partir ?
L’Ouest de la Sicile est peut-être la partie de l’île la moins connue des voyageurs français — et pourtant la plus dépaysante. Ici, pas de grand circuit touristique balisé : seulement des moulins à vent au bord des salines, des temples grecs qui surgissent du maquis, des villes blanches posées sur des promontoires, et des îles dont l’eau frôle le bleu des Maldives. Trapani, Marsala, Ségeste, les îles Égades — l’Ouest forme un itinéraire cohérent de 5 jours, à réaliser idéalement en voiture de location au départ de Trapani ou de Palerme.
Cet itinéraire est conçu pour combiner culture, plage et gastronomie à un rythme agréable, sans sur-charger les journées.
Jour 1 — Arrivée à Trapani et découverte du centre historique

Trapani occupe un cap étroit qui s’avance dans la mer Méditerranée comme la pointe d’une faucille — en dialecte sicilien, drepanon signifie justement “faucille”. C’est une ville de marins, de sel et de thon, dont le centre historique baroque peut se parcourir entièrement à pied.
Le centre historique de Trapani
Le cœur de la ville se concentre sur le corso Vittorio Emanuele et les ruelles adjacentes. L’église du Purgatorio (XVII^e siècle) abrite les célèbres Misteri, un ensemble de vingt groupes sculpturaux en bois et tissu représentant la Passion du Christ — portés en procession chaque Vendredi Saint dans l’une des manifestations religieuses les plus impressionnantes de Sicile.
La Via Garibaldi, plus à l’est, réunit plusieurs palais baroques du XVIII^e siècle avec leurs façades en calcaire doré. Le marché du poisson (mercato del pesce), près du port, s’anime tôt le matin avec les arrivages de thon rouge, d’espadon et de poisson bleu pêchés dans les eaux environnantes.
Conseil : La partie ouest du promontoire, autour de la Torre di Ligny (tour d’observation du XVII^e siècle), offre un beau panorama sur les salines et les îles Égades en fin d’après-midi.
Où dormir à Trapani
Hôtels dans le centre historique de Trapani pour explorer à pied les ruelles baroques, le port et le marché aux poissons.
La gastronomie trapanaise
Trapani a sa propre version de la cuisine sicilienne, influencée par des siècles de commerce avec le Maghreb et le Moyen-Orient. Le plat emblématique est la pasta al pesto trapanese — un pesto à la tomate crue, à l’amande, à l’ail et au basilic, servi avec des busiate (pâtes torsadées à la main). Le cous-cous al pesce, un couscous au poisson, témoigne de l’influence nord-africaine : Trapani est l’une des rares villes italiennes où ce plat est considéré comme un mets local à part entière.
Pour les douceurs, ne manquez pas la granita di mandorla (granité à l’amande) et les cassatelle (petits chaussons frits fourrés à la ricotta). Les cafés du cours principal servent ces spécialités depuis l’aube.
Jour 2 — Les salines de Trapani et Erice

Cette journée combine deux visites très différentes mais toutes deux inoubliables : les salines en matinée, le village de montagne d’Erice en après-midi.
La Riserva Naturale delle Saline di Trapani e Paceco
Entre Trapani et Marsala s’étend l’une des zones humides côtières les mieux préservées de Méditerranée : les salines de Trapani. Les anciens moulins à vent qui servaient à pomper l’eau entre les bassins ont été restaurés et se détachent sur l’horizon en silhouettes reconnaissables. En fin d’après-midi, quand le soleil effleure les cristaux de sel et teinte les bassins en rose et orange, le paysage est d’une beauté proprement irréelle.
De mai à septembre, des flamants roses (plusieurs centaines d’individus selon les années) font halte dans les bassins peu profonds, ajoutant une touche de rose au tableau. Le musée du sel (Museo del Sale), installé dans un ancien moulin restauré à Nubia, à quelques kilomètres de Trapani, présente l’histoire de la récolte du sel depuis l’Antiquité.
Pratique : La route côtière (SP21) longe les salines sur environ 10 km. On peut s’arrêter librement pour observer les moulins et les bassins depuis la route. L’entrée du musée et de la réserve est modique.
Location de voiture à Trapani
Indispensable pour explorer les salines, Erice, Ségeste et San Vito Lo Capo à votre rythme depuis Trapani.
Erice, le village dans les nuages
Perché à environ 750 mètres d’altitude sur le mont Érice, le village médiéval d’Erice domine Trapani et les salines depuis un promontoire rocheux. Il faut environ 40 minutes de route depuis Trapani pour monter (une télécabine — Funivia di Erice — relie Trapani au village en quelques minutes quand elle est en service, mais ses horaires de maintenance sont imprévisibles — vérifiez avant).
Le village lui-même est une merveille de ruelles pavées, de jardins suspendus et d’églises médiévales. Le château de Venere (XII^e siècle normand), bâti sur les ruines d’un temple consacré à Vénus/Astarté dont l’oracle était connu dans toute la Méditerranée antique, offre une vue à 360° sur le cap sicilien, la côte jusqu’aux Égades par temps clair, et parfois même les côtes tunisiennes.
Erice est réputée pour ses genovesi, des petits gâteaux feuilletés fourrés à la crème de citron, une spécialité locale incontournable.
Jour 3 — Marsala et l’île de Mozia
À environ 30 km au sud de Trapani (30-35 minutes par l’autoroute A29), Marsala est une ville d’une grande élégance baroque. Son nom vient de l’arabe Marsa Ali (“port d’Ali”), et son histoire est étroitement liée au vin qui porte son nom et à la civilisation phénicienne qui fonda ici l’une de ses colonies les plus importantes.
Marsala baroque et le vin
Le centre historique de Marsala est un quadrilatère de rues à angles droits hérité du plan phénicien, plus tard remodelé par les Romains et les Arabes. La piazza della Repubblica, avec sa cathédrale baroque et la loggia du XVIII^e siècle, forme le cœur d’une ville qui sait prendre le temps.
Le vin de Marsala (DOC) est produit dans la région depuis la fin du XVIII^e siècle, quand le négociant anglais John Woodhouse découvrit comment le fortifier à l’alcool de vin pour lui permettre de traverser la Méditerranée sans s’altérer. Les cantine historiques des alentours proposent des dégustations : le Marsala se décline en sec, demi-sec et sucré, et en versions vieillies de plusieurs années.
L’île de Mozia — les Phéniciens en Méditerranée
À quelques centaines de mètres de la côte de Marsala, l’île de San Pantaleo abrite les ruines de Mozia (Motya en phénicien), l’une des colonies phéniciennes les mieux préservées du bassin méditerranéen. Fondée aux alentours du VIII^e siècle avant J.-C., la cité fut détruite en 397 av. J.-C. par Denys I^er de Syracuse après un siège mémorable.
On accède à l’île par un court trajet en barque depuis la route des salines de Marsala. Le site archéologique comprend des portions de rempart, un bassin sacré (kothon, longtemps interprété comme port artificiel mais identifié comme bassin d’eau douce à usage cultuel par l’archéologie récente), des maisons et des ateliers, et surtout le musée Whitaker — Joseph Whitaker, ornithologiste et archéologue britannique, acquit l’île au début du XX^e siècle (vers 1902) et y mena des fouilles à partir de 1905 — qui abrite le Giovinetto di Mozia, une extraordinaire statue grecque en marbre du V^e siècle retrouvée sur l’île.
Pratique : Les bateaux partent régulièrement de la Laguna dello Stagnone. La visite de l’île prend environ 2 à 3 heures.
Excursion Marsala et Mozia
Découvrez les cantine de Marsala, les salines et le site phénicien de Mozia guidé par un expert local en histoire antique.
Jour 4 — Le temple de Ségeste et San Vito Lo Capo

Ségeste — le temple qui surgit du maquis
À environ 33 km au sud-est de Trapani (25-30 minutes de voiture), le site archéologique de Ségeste (Segesta) est l’un des plus saisissants de Sicile — peut-être de toute la Méditerranée. Le temple dorique, construit vers 420 av. J.-C. par la cité élyme de Ségeste, se dresse solitaire sur une colline au milieu d’une vallée de maquis et de champs. Il n’a jamais été achevé (les colonnes ne sont pas cannelées, le toit n’a pas été posé), mais sa silhouette est d’une perfection absolue.
À quelques centaines de mètres du temple, un sentier en lacets monte vers le théâtre grec (III^e siècle av. J.-C.) installé au sommet de la colline, avec une vue panoramique sur la vallée et la mer. En été, des représentations sont parfois données dans ce théâtre (programme à vérifier sur le site officiel du Parco Archeologico di Segesta).
Pratique : Depuis le parking, un navette (bus) monte vers le théâtre (quelques euros supplémentaires). La visite complète temple + théâtre prend environ 2 à 3 heures. Préférez la matinée pour éviter la chaleur.
San Vito Lo Capo — la plage de l’Ouest
À environ 38 km au nord de Trapani (50 minutes de route via la côte), San Vito Lo Capo est le bourg balnéaire le plus réputé de l’Ouest sicilien. Sa plage de sable blanc de plusieurs kilomètres, bordée d’eaux limpides qui virent du vert émeraude au bleu profond, est régulièrement classée parmi les plus belles d’Italie. Le village lui-même est mignon, avec ses maisons basses blanches et ses restaurants de poisson en terrasse.
À l’extrémité ouest, la réserve naturelle du Zingaro s’étend sur 7 km de côte sauvage sans route — uniquement accessible à pied depuis San Vito Lo Capo ou depuis Scopello. Les sentiers longent des criques désertes d’une beauté rare.
Jour 5 — Les îles Égades

Les îles Égades (Isole Egadi) forment un archipel de trois îles principales à l’ouest de Trapani, dans une mer d’un bleu profond. Ce sont les eaux où se déroula en 241 av. J.-C. la bataille des Égades, qui vit Rome écraser la flotte carthaginoise et marquer la fin de la Première Guerre Punique. Des épaves et des rostres de bronze sont encore découverts régulièrement par les archéologues sous-marins.
Les ferries et hydroglisseurs partent du port de Trapani. Les horaires varient selon la saison ; en juillet-août, la fréquence est maximale.
Favignana — l’île aux criques
Favignana est la plus grande et la plus fréquentée des Égades. Le vélo est le moyen de transport idéal pour en faire le tour (environ 20 km² de surface, routes plates). Les criques de Cala Azzurra, de Cala Rossa et de Bue Marino comptent parmi les plus belles de Sicile, avec un fond rocheux spectaculaire de tuf jaune, la pierre locale avec laquelle une grande partie de la Sicile occidentale a été bâtie.
L’Ex-Stabilimento Florio, ancienne usine de mise en boîte du thon rouge reconvertie en musée du thon, raconte l’histoire de la mattanza — la pêche rituelle au thon rouge qui marqua pendant des siècles l’économie et la culture des Égades. La mattanza n’est plus pratiquée à l’échelle industrielle, mais reste un élément central de l’identité de l’île.
Levanzo — les grottes préhistoriques
Levanzo est la plus petite des trois îles principales (environ 6 km²) et la plus tranquille hors saison. Sa principale curiosité est la Grotta del Genovese, une grotte accessible uniquement en bateau ou par un sentier (environ 1h de marche depuis le port), dont les parois sont ornées de peintures rupestres et de gravures préhistoriques datant de 6 000 à 10 000 ans avant notre ère. Les représentations de cerfs, de chevaux, de bœufs et de figures humaines sont exceptionnellement bien conservées. Une visite guidée est nécessaire pour y accéder (renseignez-vous auprès de l’office de tourisme de Levanzo ou réservez en avance en haute saison).
Marettimo — la plus sauvage
Marettimo, la plus éloignée, à environ 1h15-1h30 de Trapani en hydroglisseur, est la perle de l’archipel pour les randonneurs et les amateurs de plongée. Aucune route ne fait le tour de l’île (seuls quelques km de routes goudronnées autour du bourg), mais un réseau de sentiers traverse les collines couvertes de maquis jusqu’aux ruines d’un ancien castrum romain et à plusieurs criques désertes. L’eau est particulièrement limpide, avec des sites de plongée réputés.
Conseil : Avec une seule journée, choisissez Favignana + Levanzo (deux îles rapprochées) plutôt que Marettimo, qui mérite au moins une nuit sur place pour être appréciée.
Vols pour Trapani ou Palerme
L’aéroport de Trapani-Birgi (TPS) dessert directement plusieurs villes françaises en saison. Palerme (PMO) est une alternative avec plus de vols toute l’année.
Informations pratiques
Comment arriver dans l’Ouest de la Sicile ?
L’aéroport de Trapani-Birgi (code IATA : TPS) est le point d’entrée le plus pratique pour l’Ouest. Il est desservi principalement par des compagnies low-cost depuis plusieurs villes françaises (Paris, Lyon, Nantes selon la saison). Hors saison, l’offre de vols se réduit considérablement ; dans ce cas, l’aéroport de Palerme-Falcone Borsellino (PMO, à environ 100 km à l’est) offre des liaisons toute l’année.
Depuis l’aéroport de Trapani, le centre-ville est à environ 15 km (15-20 minutes en voiture). Prenez votre voiture de location directement à l’aéroport.
Se déplacer
La voiture est indispensable pour couvrir l’Ouest en 5 jours. Les routes sont généralement de bonne qualité ; l’autoroute A29 relie Palerme à Trapani (environ 100 km, 1h-1h15). Prevoyez du carburant dans les zones rurales.
Des bus relient Trapani à Marsala (environ 45-50 min), à Palerme et à quelques villes côtières, mais les fréquences sont limitées et inadaptées pour visiter Ségeste ou les salines.
Budget
Comptez entre 800 et 1 300 € par personne pour 5 jours, vols inclus :
- Hébergement à Trapani : 60-130 €/nuit
- Repas (restaurants, trattorie) : 15-25 €/personne
- Entrées (Ségeste, Mozia, musées) : 6-12 € chacune
- Ferries Trapani → Égades (aller-retour) : 15-25 €/personne
- Voiture de location : 30-60 €/jour selon saison
Quand partir ?
Mai, juin et septembre sont les mois idéaux pour l’Ouest de la Sicile : chaleur agréable (25-30 °C), mer baignable, flamants roses dans les salines, et couchers de soleil spectaculaires sur les moulins. Juillet-août sont parfaits pour la plage et les îles, mais la fréquentation est maximale, surtout à San Vito Lo Capo et Favignana. Avril et octobre conviennent bien pour les sites archéologiques et les randonnées, avec des températures fraîches le soir.
L’Ouest de la Sicile s’explore lentement. Ce n’est pas une région de grands monuments empilés les uns sur les autres, mais un territoire de paysages, de saveurs et de silences — des moulins à vent au-dessus des salines, des colonnes grecques dans le maquis, une eau turquoise entre deux rochers de tuf. Cinq jours suffisent à en toucher l’essentiel ; une semaine permettrait d’y trouver son rythme propre.
Pour prolonger votre séjour en Sicile, consultez notre guide du road-trip en Sicile ou notre article sur les îles Éoliennes.
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour visiter l'Ouest de la Sicile ?
Comptez 5 à 7 jours pour explorer l'Ouest de la Sicile confortablement : 2 jours à Trapani et alentours (salines, Erice), 1 journée à Marsala et Mozia, 1 journée à Ségeste, et 1 à 2 jours sur les îles Égades. Un séjour de 5 jours en rythme soutenu permet de couvrir tous les incontournables.
Faut-il une voiture dans l'Ouest de la Sicile ?
Oui, une voiture est indispensable pour explorer l'Ouest de la Sicile. Les transports en commun relient Trapani à Marsala et Palerme, mais pour accéder aux salines, à Ségeste, à San Vito Lo Capo et à Erice, la voiture est quasiment obligatoire. Prévoyez-la dès votre arrivée à l'aéroport de Trapani-Birgi (TPS) ou de Palerme (PMO).
Quand partir dans l'Ouest de la Sicile ?
Mai, juin et septembre sont idéaux : chaleur agréable (25-30 °C), mer baignable à San Vito Lo Capo et aux Égades, peu de foule par rapport à l'été. Juillet-août sont splendides pour la plage et les îles, mais Trapani et Erice deviennent bondées. Pour les salines, le coucher de soleil est particulièrement spectaculaire de mai à octobre.
Comment rejoindre les îles Égades depuis Trapani ?
Des ferries et hydroglisseurs (aliscafi) partent du port de Trapani. En hydroglisseur, comptez environ 25 minutes pour Favignana, 30 minutes pour Levanzo et 1h15 à 1h30 pour Marettimo. Les ferries classiques sont plus lents mais moins chers. Plusieurs compagnies opèrent la liaison ; réservez en avance en juillet-août. Les horaires varient selon la saison.
Quelle île Égade choisir ?
Favignana est la plus accessible et la plus touristique, avec ses criques, ses vélos de location et son ancienne usine de thon reconvertie en musée. Levanzo est plus tranquille, avec d'importantes grottes préhistoriques ornées de fresques et de gravures. Marettimo est la plus sauvage et la plus préservée, avec des randonnées et une eau cristalline. Avec 2 jours aux Égades, combinez Favignana + Levanzo ou Favignana + Marettimo.
Peut-on visiter Ségeste et Marsala dans la même journée ?
Oui, c'est faisable mais chargé. Ségeste se visite en 2 à 3 heures (temple dorique + théâtre sur la colline). En partant tôt le matin pour Ségeste (environ 38 km de Trapani, 35-40 min), vous pouvez rejoindre Marsala en début d'après-midi pour la dégustation et Mozia. L'alternative est de consacrer une journée entière à Ségeste + San Vito Lo Capo et une autre à Marsala + Mozia.
Quel budget prévoir pour 5 jours dans l'Ouest de la Sicile ?
Comptez entre 800 et 1 300 € par personne, vols inclus. L'hébergement à Trapani coûte entre 60 et 130 €/nuit selon la catégorie. Les repas reviennent à 15-25 € par personne (focacce, poisson frais, granite). Les ferries pour les Égades coûtent environ 15-25 € l'aller-retour par personne. La visite de Ségeste tourne autour de 6-8 €.